Le président de la Société québécoise d’ethnologie (SQE), Jean-François Blanchette est heureux de féliciter Léa Le Calvé, qui a remporté le prix Jacques-Lacoursière pour la SQE. Ce prix de la Fédération Histoire Québec (FHQ) est offert en hommage à cet historien généreux et habile à faire aimer l’histoire à toutes les générations. Il récompense un organisme membre (sociétés d’histoire, de généalogie, ou de patrimoine) qui déploie des efforts efficaces et originaux pour attirer la relève. Le prix a été accordé à la SQE grâce à la contribution exceptionnelle de Léa Le Calvé. Le prix lui a été remis par la directrice générale de la FHQ, Léocadie Choquette, lors du banquet du congrès annuel tenu à Terrebonne le 30 mai 2026. À cette occasion, Léa a témoigné de son travail comme ethnologue et bénévole :
« D’abord un immense merci du fond du cœur, à titre personnel et au nom de la SQE. Je suis extrêmement touchée et honorée qu’on reçoive ce prix, portant le nom d’un très grand historien qui avait à cœur l’engagement dans la société et la diffusion des connaissances au plus grand nombre. Pour les jeunes qui s’impliquent et pour les sociétés qui impliquent des jeunes, le partage est assurément une valeur forte.
Ethnologie, me dites-vous? Parfois en tant que muséologue proche de l’ethnologie , je me sens un peu dans le champ gauche, bien que les frontières disciplinaires soient de plus en plus floues et que nous partageons avec l’histoire cet intérêt pour les cultures et l’évolution des sociétés. L’ethnologie a ses concepts de prédilection — tradition orale, mythes, culture populaire – mais c’est avant tout une approche ancrée sur le quotidien, les gestes, l’enquête orale et l’engagement pour le terrain. Dans les sociétés d’histoire, vous faites sans doute aussi de l’ethnologie.
À la SQE, on s’attelle à promouvoir l’ethnologie, à mener des projets de recherche et surtout à relayer et appuyer des projets de sauvegarde et de valorisation du patrimoine ethnologique, matériel comme immatériel. Depuis quelques années, c’est donc d’abord dans des actions de diffusion, surtout scientifiques, que je m’implique à la SQE, que ce soit par la veille et la recension de travaux académiques dans la revue Rabaska, la chronique en ethnologie dans Histoire Québec, la diversification de nos médias sociaux et autres responsabilités que me propose le Conseil d’administration.
Alors, merci au jury d’avoir retenu cette candidature, d’autant plus que le travail des autres sociétés qui intègrent des membres de la relève est tout à fait remarquable. Merci à la FHQ. Merci énormément à mes collègues de la SQE, tout particulièrement Robert Tessier et Jean-François Blanchette d’avoir porté le dossier de candidature et de m’avoir intégré à l’équipe. J’apprends énormément à vos côtés et ce, à plusieurs égards, en gestion d’événements, en communication, en édition et je découvre tellement de choses sur le Québec, sur son histoire, sur ses mémoires, par un contact privilégié avec des auteurs, des chercheurs, des artistes, etc.
Permettez-moi de finir par une note personnelle. Mon accent le trahit encore, je viens d’un ailleurs, outre-atlantique. Depuis hier, on rappelle qu’on ne peut pas construire l’avenir sans connaître le passé. Le passé dans lequel on naît, celui dans lequel on s’inscrit. On parle d’identité, de mémoire, d’appartenance. Je peux témoigner à quel point le contact, mais encore plus l’implication, la participation dans le patrimoine est un facteur d’intégration dans la société québécoise. Oui, les sociétés d’histoire et de patrimoine sont — nous sommes — porteuses de mémoire, porte-voix de nos héritages et de magnifiques outils de développement des individus, des collectifs, de connexion intergénérationnelle et de vivre ensemble. Alors merci infiniment. »
La SQE tient à remercier la FHQ et les membres du jury pour cette reconnaissance qui nous est apportée grâce à l’engagement personnel de Léa Le Calvé vis-à-vis de notre organisation.