Claire Thibault, crocheteuse

Partager:

15 mars 2017 |

Claire Thibault, crocheteuse (née en 1936), Pointe-au-Pic

C’est en 1952 que Claire Thibault, qui n’a alors que 16 ans, apprend à crocheter d’Ida Harvey, directrice à l’atelier de tapis crochetés et de tapisseries de Georges-Édouard Tremblay à Pointe-au-Pic. Déjà à cette époque, le travail de cet atelier est reconnu au Québec, dans l’est du Canada et des États-Unis, ainsi qu’en Europe et au Brésil. Les modèles sont dessinés par le maître et propriétaire de l’atelier, Georges-Édouard Tremblay, qui reçoit en 1953 le Grand prix de l’artisanat du Québec. Plusieurs dizaines d’ouvrières y travaillent en même temps. Les sujets des travaux de l’atelier sont les traditions du Québec, ses beaux villages avec ses églises, ses croix de chemin, ses fours à pain, mais aussi la nature environnante. Claire Thibault devient directrice de l’atelier en 1967 jusqu’à sa fermeture en 1977. Puis elle poursuit la tradition avec le Musée régional Laure-Conan de 1977 à 1981. L’atelier est fermé, mais notre artisane ne prend pas sa retraite pour autant. Bien au contraire. Libérée des contraintes d’un atelier avec toutes les exigences que cela comporte, Claire va pouvoir enfin créer ses propres modèles. Quand on lui demande ce qui l’inspire, elle répond : « Regardez autour de vous? N’est ce pas suffisant? »

Vidéo : Rencontre avec Claire Thibault, crocheteuse

Programme de valorisation des porteurs de traditions
Série : Les artistes en art populaire de Charlevoix
Captation, montage et réalisation : Élise Bégin, ethnologue
Entrevue : Jean-François Blanchette, anthropologue
Produit par la Société québécoise d’ethnologie, 2017

 

Partenaires
  • Ministère de la Culture et des Communications et MRC de Charlevoix dans le cadre de l’Entente de développement culturel
  • Ministère de la Culture et des Communications et MRC de Charlevoix-Est dans le cadre de l’Entente de développement culturel
  • Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique, Université Laval

À la une : Claire Thibault, 2016 (Photo : Jean-François Blanchette)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *