Noël et Mario Guay, sculpteurs animaliers de père en fils

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13 août 2018 |

Les sculpteurs animaliers Noël et Mario Guay sont fiers de travailler ensemble depuis plus de quarante années à Saint-Jean-Port-Joli. Ils ont développé un style de sculpture original et authentique qu’Élise Bégin nous présente dans cette vidéo qu’elle a réalisée avec eux.

Originaire de la Beauce-Nord, Noël Guay s’intéresse dès son enfance au travail du bois, dessine des animaux et sculpte au couteau de poche tout objet de bois qui lui tombe sous la main. Intrigué par un grand-duc aperçu en forêt une nuit, il se documente sur les oiseaux qu’il souhaite reproduire par la sculpture. Il finit par rejoindre son grand-frère Marcel, parti à Saint-Jean-Port-Joli pour apprendre la technique de la taille directe chez André Bourgault. Alors que son frère est spécialiste de l’art paysan, comme son maître, Noël sculpte dès le premier jour ses oiseaux, qu’il tente de reproduire le plus fidèlement possible. Il participe à plusieurs expositions de la Centrale d’artisanat de Montréal, d’Expo 67 ainsi qu’à divers symposiums. Il partage l’atelier de son frère jusqu’à ce que son fils, Mario, s’intéresse à son tour à la sculpture. Noël ouvre alors un atelier-boutique annexé à sa maison et son fils et lui produisent des œuvres côte à côte depuis plus de 40 ans. Du haut de ses 60 ans de carrière, Noël a développé une clientèle fidèle et pluri-générationnelle. Il taille ses aigles, chouettes, harfangs des neiges, ses crèches et autres objets d’art sur les bois qu’il a sélectionnés depuis des années dans sa réserve. Il est reconnu dans sa communauté pour la qualité de son travail.

Son fils Mario, né à Saint-Jean-Port-Joli, grandit donc dans l’univers de la sculpture auprès de son père. Dès l’âge de 6 ans, il fabrique ses propres jouets et exécute des démonstrations de sculpture en taille directe pour le plaisir des touristes qui visitent l’atelier. Comme son père, il sculpte de l’art animalier, mais ne s’intéresse pas uniquement aux oiseaux : il représente différentes espèces d’animaux, comme les mammifères marins nordiques ou encore ceux de la forêt, où il se ressource à l’occasion. Malgré ses études en administration, l’appel de la sculpture demeure et il revient rapidement à ses premiers amours. Il est fier des œuvres que lui et son père ont créées et sait à quel point il est précieux de travailler ensemble depuis plus de 40 ans, entre père et fils.

Cette vidéo a été présentée pour la première fois en public lors de la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli le 27 juillet 2018. Elle a été réalisée par Élise Bégin de la Société québécoise d’ethnologie, grâce au soutien financier du gouvernement du Québec et de la municipalité de Saint-Jean-Port-Joli dans le cadre de l’Entente de développement culturel et avec le partenariat du Laboratoire d’enquête ethnologique et multimédia de l’Université Laval, du Musée de la mémoire vivante et des Archives de la Côte-du-Sud.

3 commentaires

  1. Quelle belle entrevue! De véritables porteurs de tradition. C’est passionnant, vibrant!
    Bravo Élise! Bravo Jean-François! Et aussi, félicitations à toute l’équipe pour la participation à ce grand événement international qu’est la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli.

  2. J’aimerais parler avec un membre sculpteur de la famille Guay .Nous avons acheté des lampes en 1979 et j’aimerais avoir des infos à ce sujet.

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