La fabrication et la pratique (jeu) de l’accordéon diatonique reconnues au patrimoine immatériel du Québec

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La députée de Côte-du-Sud, Mme Marie-Ève Proulx, a annon­cé à la mairie de Mont­mag­ny, le ven­dre­di 3 sep­tem­bre 2021 en après-midi, au nom de la min­istre de la Cul­ture et des Com­mu­ni­ca­tions, Mme Nathalie Roy, la désig­na­tion de la fab­ri­ca­tion ain­si que de la pra­tique musi­cale (jeu) de l’accordéon dia­tonique en tant qu’élé­ments du pat­ri­moine immatériel du Québec, en ver­tu de la Loi sur le pat­ri­moine cul­turel. L’annonce a été faite à l’occasion du début du 32e Car­refour mon­di­al de l’accordéon. Elle arrive cinq ans après le dépôt du dossier au min­istère de la Cul­ture et des Com­mu­ni­ca­tions à la grande joie de tous les inter­venant-e‑s.

Soulignons que la Ville et la région de Mont­mag­ny sont des hauts lieux québé­cois de ces pra­tiques tra­di­tion­nelles, depuis quelque 200 ans. D’ailleurs, dès 2016, Mont­mag­ny avait désigné ces pra­tiques comme faisant par­tie de son pat­ri­moine immatériel. Cette ville avait égale­ment été la pre­mière au Québec à faire inven­to­ri­er et doc­u­menter les élé­ments sig­ni­fi­cat­ifs de son pat­ri­moine immatériel soit : la pra­tique du can­ot à glace, la pêche à l’esturgeon, la chas­se à la sauvagine et, bien enten­du, la pra­tique musi­cale et la fab­ri­ca­tion de l’accordéon diatonique.

Comme dans le cas de l’inventaire mag­ny­mon­tois du pat­ri­moine immatériel, c’est prin­ci­pale­ment grâce au tra­vail de deux mem­bres du con­seil d’administration de la Société québé­coise d’eth­nolo­gie (SQE) que la recon­nais­sance de la fab­ri­ca­tion et de la pra­tique musi­cale de l’accordéon dia­tonique a pu se réalis­er. L’ethnologue Richard Lavoie a ini­tié la démarche et la demande de sub­ven­tion, en col­lab­o­ra­tion avec Patrick Moren­cy, coor­don­na­teur à la cul­ture pour la Ville de Mont­mag­ny. Puis, l’ethnologue Suzanne Marc­hand a réal­isé l’étude et déposé le rap­port qui a servi à la demande de recon­nais­sance auprès du min­istère de la Cul­ture et des Com­mu­ni­ca­tions. Cela s’est fait en étroite col­lab­o­ra­tion avec les inter­venants du Car­refour mon­di­al de l’accordéon.

C’est avec une vive émo­tion que Ray­nald Ouel­let, directeur artis­tique du Car­refour mon­di­al de l’accordéon, a remer­cié la SQE, en par­ti­c­uli­er Suzanne Marc­hand, pour l’excellent tra­vail et la col­lab­o­ra­tion qui ont mené à l’honneur de cette désig­na­tion au pat­ri­moine immatériel du Québec. Pho­to : Richard Lavoie

« C’est un exem­ple par­fait de col­lab­o­ra­tion entre les sci­en­tifiques et les prati­ciens du milieu », n’a pas man­qué de soulign­er, ému, M. Ray­nald Ouel­let, grand maître de cette tra­di­tion et directeur artis­tique du Car­refour mon­di­al de l’accordéon depuis les débuts du Car­refour, dont il est aus­si l’un des fon­da­teurs. M. Ouel­let prend cette année sa retraite, mais il con­tin­uera toute­fois à faire la trans­mis­sion de l’art de l’ac­cordéon dia­tonique, puisqu’il demeure enseignant à l’É­cole inter­na­tionale de musique de Mont­mag­ny, qu’il a égale­ment fondée en 2009.

Le Société québé­coise d’ethnologie, ain­si que le Car­refour mon­di­al de l’accordéon de Mont­mag­ny, espèrent que cette recon­nais­sance offi­cielle du gou­verne­ment du Québec per­me­t­tra non seule­ment de préserv­er ce pré­cieux héritage, mais aus­si de le met­tre en valeur, favorisant ain­si la per­pé­tu­a­tion de tra­di­tions enrac­inées depuis longtemps dans le paysage cul­turel québécois.

Tout comme son parte­naire, la SQE espère égale­ment que cela per­me­t­tra de mieux faire con­naître au pub­lic les œuvres des grands noms de la musique tra­di­tion­nelle québé­coise, les musi­ciens qui la font vivre, ain­si que les excel­lents fac­teurs d’accordéons dia­toniques et les instru­ments qu’ils pro­duisent, dont la renom­mée va bien au-delà de nos fron­tières, en par­ti­c­uli­er en Europe et aux États-Unis.

Rap­pelons que c’est aus­si grâce à la Société québé­coise d’ethnologie que la pra­tique du can­ot à glace sur le fleuve Saint-Lau­rent a été désignée au titre de pat­ri­moine immatériel du Québec, en févri­er 2014. L’expertise de la SQE n’est donc plus à faire dans ce domaine.

Crédits
Rédac­tion : Richard Lavoie et Suzanne Marchand
Révi­sion : Louise Décarie
Mise en page : Marie-Ève Lord

 

Liens d’intérêt
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Mont­mag­ny désigne l’ac­cordéon dia­tonique au titre de pat­ri­moine immatériel, Arti­cle paru dans le jour­nal L’Oie blanche

Pra­tique de l’ac­cordéon dia­tonique à Mont­mag­ny, Réper­toire du pat­ri­moine cul­turel du Québec

Image à la une : De gauche à droite, le directeur artis­tique du Car­refour Ray­nald Ouel­let, Suzanne Marc­hand, eth­no­logue, le maire de Mont­mag­ny Bernard Boulet, Chris­tiane Bouil­lé, prési­dente du Car­refour et la député provin­ciale de Côte-du-Sud, Marie-Ève Proulx.

Un commentaire

  1. Félic­i­ta­tions à un grand maître de l’ac­cordéon dia­tonique, Ray­nald Ouellet.

    avec qui j’ai eu l’hon­neur de siéger et tra­vailler sur plus d’un pro­jets. Encore une fois, la SQE sait recon­naître notre patrimoine.

    Yvette Miche­lin, flécherande
    15 sep­tem­bre 2021

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