Prix Corniche d’or 2026

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Le prix Envi­ron­nement a été décerné à l’organisme Pro­tec-Terre dont l’ambitieuse et noble mis­sion est de faire con­tre­poids à l’agrobusiness en pro­tégeant de façon pérenne la voca­tion agri­cole de ter­res au moyen de fiducies d’utilité sociale (FUSA). Rap­pelons qu’une fiducie, trust en anglais, est un con­cept juridique de ges­tion d’un pat­ri­moine privé par un tiers appelé fidu­ci­aire, avec des con­di­tions d’usage ou de durée. Quand en 1994 appa­raît dans le Code civ­il québé­cois un nou­veau type de fiducie, celui d’utilité sociale (FUS), l’organisme a l’ingéniosité d’étudier son applic­a­bil­ité, à la pro­tec­tion des ter­res cul­tivées. Ce type de fiducie peut gér­er des biens, non pas au béné­fice d’individus, mais plutôt au prof­it de la pop­u­la­tion en général. L’organisme a mis 10 ans de recherch­es juridiques pour appli­quer le con­cept à l’agriculture et qui plus est à une agri­cul­ture agroé­cologique d’où le « A » de FUSA. Une pra­tique agroé­cologique pro­tège les sols et aus­si les écosys­tèmes envi­ron­nants. Les FUSA allaient pour tou­jours sous­traire les ter­res sous fiducie de la spécu­la­tion fon­cière.

L’organisme prof­ite main­tenant d’une belle équipe d’experts à même d’accompagner les pro­prié­taires dans la mise en ges­tion de leur bien. Depuis la créa­tion de la pre­mière FUSA dans Bel­le­chas­se en 2010, Pro­tec-Terre a essaimé et compte main­tenant pas moins de dix de ces ter­res en opéra­tion. Par cette recon­nais­sance, le GIRAM tenait à soulign­er entre autres, l’approche orig­i­nale et promet­teuse, son   ray­on­nement de même que l’investissement soutenu et gra­tu­it de ses idéa­teurs.

Pierre-Paul Sénéchal Prési­dent du GIRAM, France Rémil­lard, respon­s­able des Cor­nich­es d’or et Cather­ine Avard, codi­rec­trice de Pro­tec-Terre, organ­isme lau­réat du prix Envi­ron­nement. (Pho­to : Jean-François Blanchette)

Le prix Aménagement/embellissement est décerné au cou­ple Dou­ville-Chouinard, véri­ta­ble idéa­teur et ini­ti­a­teur d’un ambitieux pro­jet ; celui de con­stituer un « Musée de la mémoire vivante » à Saint-Jean-Port-Joli. Mis­sion : garder vivants les savoirs et les savoir-faire d’un peu­ple, en col­ligeant témoignages oraux, écrits ou graphiques avec comme objec­tif de con­tribuer à la con­ser­va­tion de sa cul­ture. Tout un exploit que d’avoir recréé pour le béné­fice de leurs conci­toyens, le bâti du manoir seigneur­ial dis­paru des Aubert de Gaspé dont les seuls témoins matériels restants étaient le fournil et les fon­da­tions enfouies du manoir et du caveau à légumes. La recon­struc­tion a été ren­due pos­si­ble grâce à une descrip­tion détail­lée qu’en avait faite l’auteur bien con­nu Philippe Aubert de Gaspé : pre­mière démon­stra­tion de l’utilité de la mémoire, pat­ri­moine intan­gi­ble. Deux­ième défi : amé­nag­er et dynamiser le lieu. Il est relevé au moyen d’expositions stim­u­lantes et d’une pro­gram­ma­tion d’activités sans cesse renou­velée. Ultime défi : ani­mer les espaces extérieurs en cohérence avec la mis­sion du Musée. Pour ce faire, on a conçu les « sen­tiers des anciens cana­di­ens ». Le GIRAM salue la générosité et le lead­er­ship de ces idéa­teurs. Émus au moment de recevoir cette recon­nais­sance, le cou­ple a égale­ment touché l’auditoire qui pre­nait con­nais­sance de la per­sis­tance des lau­réats et de l’investissement colos­sal qu’a dû exiger leur pro­jet qui, au départ, n’était rien d’autre qu’un pro­jet de retraite. 

Pierre-Paul Sénéchal Prési­dent du GIRAM, France Rémil­lard, Judith Dou­ville, et Jean-Louis Chouinard, lau­réats du prix Envi­ron­nement. (Pho­to : Jean-François Blanchette)

Pour Infor­ma­tion :

France Rémil­lard, Respon­s­able des Prix Cor­nich­es du GIRAM

418 956‑6242

Lévis, 14 juin 2026
COMMUNIQUÉ
__________________________pour diffusion immédiate__________________________

Les 13 et 14 juin, le Domaine Pointe-de-Saint-Val­li­er avait con­vié la pop­u­la­tion à cette activ­ité annuelle main­tenant bien ancrée dans sa pro­gram­ma­tion : la Fin de semaine du Pat­ri­moine. Désor­mais doté d’une belle répu­ta­tion, l’évènement fai­sait salle comble. C’est dans le cadre de cette activ­ité que le GIRAM remet­tait ses prix recon­nais­sance, les Cor­nich­es d’or.

 

Créés en 2003, ces prix visent à ren­dre hom­mage à des per­son­nes ou à des organ­ismes qui, par leurs actions exem­plaires et leur savoir-faire, ont apporté du mémorable, du durable et du « beau » dans la vie de notre col­lec­tiv­ité. Par cette ini­tia­tive, notre organ­isme vise à sen­si­bilis­er la pop­u­la­tion, mais égale­ment les élus locaux et les corps publics à la richesse et à la vigueur du pat­ri­moine cul­turel et naturel région­al, ain­si qu’aux ver­tus des restau­ra­tions, amé­nage­ments et pro­jets de développe­ment durable aptes à favoris­er le rehausse­ment de la qual­ité de vie citoyenne.

 

Les trois caté­gories de prix cor­re­spon­dent, à leur façon, aux trois mis­sions que pour­suit le GIRAM depuis plus de qua­tre décen­nies :

  1. La mise en valeur du pat­ri­moine,
  2. La pro­tec­tion de l’environnement et
  3. L’aménagement/embellissement de nos milieux de vie.

Quant au ter­ri­toire cou­vert, il com­prend

  • Le grand Lévis,
  • Les régions de la Cap­i­tale-Nationale et
  • Chaudière-Appalach­es.

La Cor­niche d’or quant à elle fait référence à un détail du lam­bris de style romano-byzan­tin qui décore l’ancienne chapelle du Col­lège de Lévis dev­enue Bib­lio­thèque Pierre-Georges-Roy. Relevé à l’aquarelle exé­cuté par l’artiste Jean-Claude Légaré, l’œuvre hon­ore nos cer­ti­fi­cats de recon­nais­sance.

Cette année encore le Comité de sélec­tion avait encore choisi des méri­tants d’exception.

 

Le prix Pat­ri­moine était remis au cou­ple De Lorim­i­er-Stan­ford, pour la restau­ra­tion exem­plaire d’une plus que bicen­te­naire. Plus de cinq décen­nies furent con­sacrées à redonner vie et noblesse à ce spéci­men d’architecture de style résol­u­ment nor­mand en pièce sur pièce, avec pare­ment de planch­es à la ver­ti­cale et coif­fée d’un toit à qua­tre ver­sants. Invités à pren­dre la parole, les lau­réats ont trans­mis à l’auditoire les émo­tions que sus­cite le sou­venir du chantier long et auda­cieux qui a mené à un tel bijou de pat­ri­moine trô­nant au cœur du paysage bucol­ique de Saint-Val­li­er.

À droite, France Rémil­lard, respon­s­able des Cor­nich­es d’or du GIRAM et Pierre-Paul Sénéchal, Prési­dent. À gauche Peter Stan­ford et Claude De Lorim­i­er, lau­réats du prix Pat­ri­moine (pho­to : Jean-François Blanchette)

 

Groupe d’initiatives et de recherch­es appliquées au milieu (GIRAM)

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