Lancement de la revue Rabaska

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C’est avec fierté que le directeur de la revue Rabas­ka, Jean-Pierre Pichette, a procédé au lance­ment de son 24e vol­ume au Manoir Mau­vide-Gen­est, le 25 octo­bre 2026. L’événe­ment s’est déroulé en présence de 35 per­son­nes sur place et de 12 par­tic­i­pants en mode virtuel.

Le prési­dent de la Société québé­coise d’ethnologie, Jean-François Blanchette, a souhaité la bien­v­enue aux invités en soulig­nant le priv­ilège que nous avons de tenir cet événe­ment dans ce lieu pat­ri­mo­ni­al grâce à l’étroite col­lab­o­ra­tion de sa direc­trice, Mme Colette Mar­tin, et grâce à la générosité de Bernard Gen­est, un dona­teur de l’organisme. Les invités qui le désir­aient ont égale­ment pu par­ticiper à une vis­ite guidée de ce manoir meublé dans le style de la Nou­velle-France.

Jean-Pierre Pichette et Bernard Genest
Jean-Pier­rePichette et Bernard Gen­est

Jean-Pierre Pichette a com­mencé la présen­ta­tion de la revue en rap­pelant sa con­tri­bu­tion sin­gulière comme en témoignent des com­men­taires reçus récem­ment.

Une chercheuse dés­in­téressée, spé­cial­isée en philoso­phie alle­mande, mais qui con­naît très bien notre revue, m’écrivait ce mot il y a quelques jours :

« Comme tou­jours, je suis épous­tou­flée face à la richesse du con­tenu que vous réus­sis­sez à réu­nir dans la revue Rabas­ka. C’est tout sim­ple­ment admirable, je vous en félicite. Chaque numéro est une somme ! » [15 octo­bre 2026]

Dix jours plus tôt, un anthro­po­logue français me con­fi­ait orale­ment qu’on ne fait plus en France de revue de cette qual­ité et il n’hésitait pas à com­par­er Rabas­ka à la grande Revue française d’anthropologie L’Homme. [5 octo­bre 2026].

Ces pro­pos s’ajoutent aux com­men­taires de mem­bres de notre comité sci­en­tifique :

« Rien que le som­maire de la nou­velle livrai­son de Rabas­ka m’im­pres­sionne (et me réjouit). Votre tra­vail est, comme de cou­tume, exem­plaire. Que n’avons-nous pas, en Bel­gique et en France, un tel mon­u­ment ! » [15 août 2026]

Lau­ri­er Tur­geon

Le directeur de la revue a ensuite présen­té les dif­férentes rubriques du vol­ume et a invité leurs auteurs à en faire une brève présen­ta­tion. Par­mi eux, Lau­ri­er Tur­geon a résumé le dossier con­sacré aux États généraux de l’eth­nolo­gie tenus à l’Université Laval en octo­bre 2025 — grâce à la col­lab­o­ra­tion de l’Institut du pat­ri­moine cul­turel de l’Université Laval, de l’Institut du pat­ri­moine cul­turel de l’UQAM, de la Société québé­coise d’ethnologie et du CÉLAT – dans le cadre des célébra­tions du 50e anniver­saire de la Société québé­coise d’ethnologie (1975–2025).

Bernard Genest et René Bouchard
Bernard Gen­est et René Bouchard

René Bouchard a ensuite intro­duit Bernard Gen­est, à qui est con­sacré le Por­trait de cette année. Pour René, rédi­ger ce por­trait fut un véri­ta­ble défi en même temps qu’un priv­ilège. En effet, tous deux se con­nais­sent depuis 1974 et ont mené de nom­breuses actions con­jointes tant au sein de leur emploi au min­istère de la Cul­ture que sur le ter­rain afin de doc­u­menter le tra­vail d’ar­ti­sans, d’artistes pop­u­laires, le pat­ri­moine funéraire. Ils ont égale­ment col­laboré dans de nom­breux pro­jets de pub­li­ca­tions. Le por­trait fait état des nom­breuses réal­i­sa­tions de Bernard, notam­ment son rôle majeur dans l’institutionnalisation de l’ethnologie comme sci­ence du pat­ri­moine québé­cois au sein de l’administration publique, sa par­tic­i­pa­tion étroite à la réal­i­sa­tion des grands inven­taires nationaux (1974–1982), l’in­té­gra­tion des valeurs d’usage dans la notion de pat­ri­moine, ain­si que la recon­nais­sance du pat­ri­moine immatériel par le min­istère de la Cul­ture et le gou­verne­ment du Québec. On peut lire sa présen­ta­tion ici.

Lise Cyr
Lise Cyr

La deux­ième par­tie de la ren­con­tre a per­mis aux auteurs de présen­ter leur pub­li­ca­tion de l’année. Lise Cyr a briève­ment résumé le livre de 287 pages abon­dam­ment illus­tré qu’elle a réal­isé avec Jean Clouti­er, Vivre sous la ban­nière d’un phare, édité par Pub­li­ca­tions du Québec en 2026. Un ouvrage con­sacré aux gar­di­ens de phare, un méti­er oublié – pra­tiqué de 1809 à 1988 — et qu’il fal­lait racon­ter tout en ren­dant hom­mage aux derniers représen­tants et à leurs familles, dont plusieurs ont con­tribué au pro­jet en par­tic­i­pant à de nom­breuses entre­vues de ter­rain.

Nous avons ensuite procédé à la remise du prix Jean-Simard 2026 au Musée de la mémoire vivante pour son expo­si­tion Au rythme des boîtes à chan­sons. Le prix a été remis par Jean Simard à Mme Judith Dou­ville, prési­dente du con­seil d’administration du musée. Ce prix fait l’objet d’un arti­cle à part qu’on trou­vera ici.

La ren­con­tre s’est ter­minée par un vin d’amitié don­nant lieu à de rich­es échanges dans la salle Bernard Gen­est du manoir. On y partageait déjà des idées pour célébr­er le 25e anniver­saire de la revue l’an prochain.

Som­maire du Vol­ume 24 de la revue Rabas­ka ici
Abon­nement à la Société québé­coise d’ethnologie ici 

 

Texte : Jean-François Blanchette
Pho­togra­phies : Jean-Fer­nand Miville-Bour­gault
Révi­sion : Marie Renier
Pub­li­ca­tion web : Julie Lemieux

 

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