Le prix Environnement a été décerné à l’organisme Protec-Terre dont l’ambitieuse et noble mission est de faire contrepoids à l’agrobusiness en protégeant de façon pérenne la vocation agricole de terres au moyen de fiducies d’utilité sociale (FUSA). Rappelons qu’une fiducie, trust en anglais, est un concept juridique de gestion d’un patrimoine privé par un tiers appelé fiduciaire, avec des conditions d’usage ou de durée. Quand en 1994 apparaît dans le Code civil québécois un nouveau type de fiducie, celui d’utilité sociale (FUS), l’organisme a l’ingéniosité d’étudier son applicabilité, à la protection des terres cultivées. Ce type de fiducie peut gérer des biens, non pas au bénéfice d’individus, mais plutôt au profit de la population en général. L’organisme a mis 10 ans de recherches juridiques pour appliquer le concept à l’agriculture et qui plus est à une agriculture agroécologique d’où le « A » de FUSA. Une pratique agroécologique protège les sols et aussi les écosystèmes environnants. Les FUSA allaient pour toujours soustraire les terres sous fiducie de la spéculation foncière.
L’organisme profite maintenant d’une belle équipe d’experts à même d’accompagner les propriétaires dans la mise en gestion de leur bien. Depuis la création de la première FUSA dans Bellechasse en 2010, Protec-Terre a essaimé et compte maintenant pas moins de dix de ces terres en opération. Par cette reconnaissance, le GIRAM tenait à souligner entre autres, l’approche originale et prometteuse, son rayonnement de même que l’investissement soutenu et gratuit de ses idéateurs.
Le prix Aménagement/embellissement est décerné au couple Douville-Chouinard, véritable idéateur et initiateur d’un ambitieux projet ; celui de constituer un « Musée de la mémoire vivante » à Saint-Jean-Port-Joli. Mission : garder vivants les savoirs et les savoir-faire d’un peuple, en colligeant témoignages oraux, écrits ou graphiques avec comme objectif de contribuer à la conservation de sa culture. Tout un exploit que d’avoir recréé pour le bénéfice de leurs concitoyens, le bâti du manoir seigneurial disparu des Aubert de Gaspé dont les seuls témoins matériels restants étaient le fournil et les fondations enfouies du manoir et du caveau à légumes. La reconstruction a été rendue possible grâce à une description détaillée qu’en avait faite l’auteur bien connu Philippe Aubert de Gaspé : première démonstration de l’utilité de la mémoire, patrimoine intangible. Deuxième défi : aménager et dynamiser le lieu. Il est relevé au moyen d’expositions stimulantes et d’une programmation d’activités sans cesse renouvelée. Ultime défi : animer les espaces extérieurs en cohérence avec la mission du Musée. Pour ce faire, on a conçu les « sentiers des anciens canadiens ». Le GIRAM salue la générosité et le leadership de ces idéateurs. Émus au moment de recevoir cette reconnaissance, le couple a également touché l’auditoire qui prenait connaissance de la persistance des lauréats et de l’investissement colossal qu’a dû exiger leur projet qui, au départ, n’était rien d’autre qu’un projet de retraite.
Pour Information :
France Rémillard, Responsable des Prix
Corniches du GIRAM
418 956‑6242
Lévis, 14 juin 2026
COMMUNIQUÉ
__________________________pour diffusion immédiate__________________________
Les 13 et 14 juin, le Domaine Pointe-de-Saint-Vallier avait convié la population à cette activité annuelle maintenant bien ancrée dans sa programmation : la Fin de semaine du Patrimoine. Désormais doté d’une belle réputation, l’évènement faisait salle comble. C’est dans le cadre de cette activité que le GIRAM remettait ses prix reconnaissance, les Corniches d’or.
Créés en 2003, ces prix visent à rendre hommage à des personnes ou à des organismes qui, par leurs actions exemplaires et leur savoir-faire, ont apporté du mémorable, du durable et du « beau » dans la vie de notre collectivité. Par cette initiative, notre organisme vise à sensibiliser la population, mais également les élus locaux et les corps publics à la richesse et à la vigueur du patrimoine culturel et naturel régional, ainsi qu’aux vertus des restaurations, aménagements et projets de développement durable aptes à favoriser le rehaussement de la qualité de vie citoyenne.
Les trois catégories de prix correspondent, à leur façon, aux trois missions que poursuit le GIRAM depuis plus de quatre décennies :
- La mise en valeur du patrimoine,
- La protection de l’environnement et
- L’aménagement/embellissement de nos milieux de vie.
Quant au territoire couvert, il comprend
- Le grand Lévis,
- Les régions de la Capitale-Nationale et
- Chaudière-Appalaches.
La Corniche d’or quant à elle fait référence à un détail du lambris de style romano-byzantin qui décore l’ancienne chapelle du Collège de Lévis devenue Bibliothèque Pierre-Georges-Roy. Relevé à l’aquarelle exécuté par l’artiste Jean-Claude Légaré, l’œuvre honore nos certificats de reconnaissance.
Cette année encore le Comité de sélection avait encore choisi des méritants d’exception.
Le prix Patrimoine était remis au couple De Lorimier-Stanford, pour la restauration exemplaire d’une plus que bicentenaire. Plus de cinq décennies furent consacrées à redonner vie et noblesse à ce spécimen d’architecture de style résolument normand en pièce sur pièce, avec parement de planches à la verticale et coiffée d’un toit à quatre versants. Invités à prendre la parole, les lauréats ont transmis à l’auditoire les émotions que suscite le souvenir du chantier long et audacieux qui a mené à un tel bijou de patrimoine trônant au cœur du paysage bucolique de Saint-Vallier.

Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM)